Intervenant pour la première fois au Forum économique mondial, où il avait longtemps jugé l’événement « ennuyeux », Musk a présenté la robotique comme l’un des piliers de la future croissance de Tesla. « D’ici la fin de l’année prochaine, je pense que nous vendrons des robots humanoïdes au public », a-t-il lancé devant un auditorium comble. L’apparition, annoncée tardivement, a attiré la curiosité de la station alpine.
Optimus, dévoilé pour la première fois en 2021, est un robot humanoïde conçu pour réaliser des tâches répétitives ou physiquement pénibles. Tesla prévoit de lancer cette année des lignes de production afin de préparer une mise sur le marché industrielle. Dans le cadre du nouveau plan de rémunération d’Elon Musk — évalué à mille milliards de dollars sur dix ans et validé par les actionnaires — la livraison d’un million d’unités figure parmi les objectifs à atteindre.
Toutefois, Musk a rappelé la difficulté de passer de prototypes démonstratifs à une fabrication de masse. Sur X, il a récemment prévenu que « presque tout est nouveau », et qu’en conséquence, la montée en cadence sera « atrocement lente » au départ, tant pour Optimus que pour le robotaxi Cybercab.
L’intervention de Davos contraste avec les précédents échanges publiques du patron de Tesla, souvent acerbes sur la politique ou les médias. Cette fois, il s’est concentré sur l’espace, l’énergie solaire et l’intelligence artificielle, affichant une posture plus technique que polémique.
Elon Musk a par ailleurs reconnu, comme il l’avait déjà fait en 2024, avoir une tendance structurelle à sous-estimer les délais. « J’ai tendance à être un peu optimiste en ce qui concerne les calendriers », a-t-il admis, avant de défendre cette approche comme une forme d’élan nécessaire à l’innovation. « Pour la qualité de vie, mieux vaut pêcher par optimisme et avoir tort que par pessimisme et avoir raison », a-t-il conclu.
Si le calendrier reste incertain, la perspective de robots humanoïdes en vente grand public d’ici deux ans illustre la volonté de Tesla de se positionner au-delà du marché automobile et de devenir un acteur majeur de la robotique personnelle et industrielle.










