Stripe, spécialiste du paiement en ligne, devient la seconde licorne mondiale

Stripe, spécialiste du paiement en ligne, devient la seconde licorne mondiale
Financements

La start-up Stripe, éditrice de solutions de paiement en ligne, a profité de l’explosion du commerce en ligne durant l’année 2020 pour connaître une croissance exponentielle. Elle vient d’annoncer une levée de fonds de 600 millions de dollars, ce qui lui permet de tripler sa valorisation, qui tutoie désormais les 100 milliards de dollars – ce qui en fait la première licorne américaine et la seconde mondiale en terme de valorisation.

SpaceX vient d’être dépassée par le vent du changement et de l’e-commerce triomphant. Symbole de l’explosion de la ventre en ligne depuis les premiers confinements de mars 2020, la start-up Stripe est dans une forme florissante.

Stripe, un pionnier de l’optimisation du paiement en ligne

Fondée en 2010 dans la Silicon Valley par deux Irlandais de 20 ans, les frères John et Patrick Collison, Stripe développe et édite des technologies permettant le paiement en ligne.

« Il y a dix ans, des acteurs comme Stripe ou comme son concurrent néerlandais Adyen se sont adressés aux e-marchands, en leur disant qu’avec trois lignes de code ils pourraient concevoir un accueil et un parcours de paiement beaucoup plus sympa sur leurs sites, tout en leur permettant de conserver leur relation avec leurs banques », analyse Julien Maldonato, associé au sein du cabinet Deloitte.

Et la solution de Stripe, un nom logiquement méconnu du grand public car son business model est exclusivement B2B, s’est largement imposée, auprès des start-up et des géants du numérique, comme Amazon, Lyft ou Salesforce. Elle travaille aussi depuis plusieurs années avec des acteurs majeurs de l’économie numérique grand public comme Doctolib, Deliveroo, ManoMano ou Vinted.

Une croissance exponentielle en 2020

Présente dans 42 pays dont 31 européens, Stripe a récemment convaincu des clients de premier plan d’adopter sa technologie, parmi lesquels Axel Springer, Vivendi, Shopify, Decathlon, 24S (site e-commerce de LVHM), Jaguar Land Rover ou encore Le Tanneur.

La start-up a ainsi changé de dimension en 2020, notamment grâce au succès de Global Payments and Treasury Network, son infrastructure créée en 2019 pour les paiements mondiaux. Si les clients de Stripe étaient majoritairement des start-up au début de 2020, le segment des grands comptes « a plus que doublé en volume d’une année sur l’autre », devenant majoritaire dans le chiffre d’affaire de la pépite de San Francisco.

Une nouvelle levée de fonds de 600 millions de dollars

Ce 14 mars 2021, Stripe a annoncé une nouvelle levée de fonds, de 600 millions de dollars, auprès de plusieurs investisseurs, dont Allianz, Axa, Baillie Gifford, Fidelity Management & Research Company, NTMA (Ireland National Treasury Management Agency) et Sequoia Capital.

Cette somme doit permettre au groupe de renforcer ses investissement en Europe, et notamment en Irlande – où, dumping fiscal oblige, sont installés les sièges européens de la majorité des géants du numérique et des acteurs du e-commerce hors-Europe, dont Stripe. Preuve de l’excellente santé de la start-up, sa directrice financière, Dhivya Suryadevara, a même annoncé que ce tour de table n’était pas indispensable au développement de l’entreprise : « Je le considère un peu comme un bonus », a-t-elle déclaré.

Valorisée à 95 milliards de dollars, Stripe est la première licorne US actuelle

Ces annonces ont, logiquement, fait bondir la valorisation de la start-up : elle a été multipliée par trois, grimpant de 36 à 95 milliards de dollars (80 milliards d’euros). Elle dépasse donc SpaceX (74 milliards de dollars) comme première licorne américaine, à la seconde place mondiale derrière l’indépassable Bytedance, éditeur chinois de TikTok, et ses 140 milliards de dollars.

Plusieurs signes indiquent d’ailleurs que Stripe envisage une prochaine entrée en Bourse, notamment la nomination au conseil d’administration de poids lourds de la finance mondiale, Dhivya Suryadevara donc (ancienne directrice financière de General Motors) et Mike Carney, l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Canada.

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