Myanmar : après le coup d’Etat, la junte militaire bloque les réseaux mobiles

Myanmar : après le coup d’Etat, la junte militaire bloque les réseaux mobiles
Réglementaire

Au Myanmar, une semaine après le coup d’Etat qui l’a portée au pouvoir, la junte militaire a décidé de couper les réseaux mobiles dans tout le pays durant le week-end du 6-7 février 2021. Le but assumé était d’empêcher les échanges via les réseaux sociaux.

Ce 1er février 2021, les militaires ont repris le pouvoir au Myanmar, à la faveur d’un coup d’Etat, dix ans seulement après la fin de la précédente dictature militaire. Les principaux dirigeants, dont la première ministre Aung San Suu Kyi ont été interpelés, sous la désapprobation générale de la communauté internationale. Les généraux ont décrétés l’état d’urgence et ont déclaré qu’ils resteraient au pouvoir pour un an.

Pour lutter contre la contestation, la junte militaire débranche les réseaux mobiles

Ce coup d’Etat a été vivement contesté par la population birmane, dans la rue et sur Internet, en particulier sur les réseaux sociaux. Craignant sans doute une coordination des contestataires via Internet durant leur premier week-end à la tête du pays, la junte militaire a préféré bloquer les réseaux mobiles.

Le principal opérateur du pays Telenor Myanmar a ainsi déclaré que la junte lui a donné l’ordre de couper les réseaux de données mobiles durant ce week-end du 6-7 février 2021, tout en laissant en service les appels vocaux et les SMS.

« L’Internet ouvert est de plus en plus menacé dans le monde entier »

« Le gouvernement a justifié sa directive par la circulation de fausses nouvelles, la stabilité de la nation et l’intérêt du public », a précisé Telenor Myanmar dans un communiqué. « Nous avons insisté auprès des autorités pour que l’accès aux services de télécommunications soit maintenu à tout moment, en particulier en période de conflit, afin de garantir le droit fondamental de la population à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Nous regrettons profondément l’impact de cette fermeture sur la population du Myanmar », complète l’opérateur.

Les principaux réseaux sociaux ont marqué leur inquiétude face à cette fermeture. « Nous sommes très préoccupés par l’ordre de bloquer les services Internet au Myanmar. Il compromet la conversation publique et le droit des gens à faire entendre leur voix. L’Internet ouvert est de plus en plus menacé dans le monde entier. Nous continuerons à plaider pour mettre fin aux fermetures destructrices menées par le gouvernement », a ainsi précisé un porte-parole de Twitter.

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