Une extension facilite l’usage de l’écriture inclusive

Une extension facilite l’usage de l’écriture inclusive
Innovation

Signe des temps qui changent : un étudiant en informatique vient de publier une extension pour navigateur Internet (Firefox et Chrome), qui facilite l’usage des points médians dans l’écriture inclusive. Un outil simple, qui favorise en plus la synthèse vocale.

L’écriture inclusive ne cesse de gagner du terrain. La question n’est pas ici de juger cette pratique, ou d’estimer si elle légitime. Mais le fait est que de plus en plus d’organisations officielles l’encouragent et l’utilisent en France.

Une extension pour faire apparaître « automatiquement » les points-médians

Pour autant, l’usage du point-médian, crucial pour écrire en inclusif sur les supports informatiques, demeure complexe depuis un clavier : sur une majorité de systèmes d’exploitation, l’obtention d’un point-médian impose une combinaison de touches complexe et méconnue. Dès lors, de nombreuses personnes optent pour des points « simples » (ceux avec lesquels ont finit une phrase), voire des tirets pour les signifier.

D’où l’idée de Youssef, un étudiant en DUT Informatique à Caen. Il a développé une extension pour Chrome ou Firefox, baptisée « Ecriture·Inclusive·Facile – e·i·f ». Son principe est simple : l’extension remplace tous les points situés en milieu d’un mot par des points médians – mais en laissant intact les points en fin de phrase, dans les adresses mail ou les URL.

Twitter, terrain piégé pour écrire en inclusif

Programmer « Ecriture·Inclusive·Facile – e·i·f » a pris à Youssef plusieurs semaines : « Certains sites ont des manières de fonctionner très spécifiques qu’il faut évidemment prendre en compte », précise-t-il à nos collègues de Numerama. C’est le cas, notamment, des boîtes mails, ou de Twitter, qui contraint l’utilisateur à opter pour certaines formes d’écriture, pour que les points médians puissent apparaître.

En effet, Twitter « empêche l’extension de marcher sur les formes finissant en ‘.es’ car Twitter empêche la modification sur ses liens et il s’agit du domaine national espagnol. Sur Twitter au moins, la forme à utiliser est donc ‘·e·s’, par exemple écrire ami·e·s et pas ami•es », expose Youssef.

Rendre l’écriture inclusive lisible pour les logiciels de synthèse vocale

En bonus, cette extension présente l’immense avantage de faciliter la transcription pour la synthèse vocale, ou l’utilisation de l’écriture inclusive pour les dyslexiques : « Cette extension (…) avait tout d’abord seulement un but graphique. C’est plus tard que j’ai compris que l’uniformisation était importante pour les dyslexiques, et surtout que j’ai découvert le point d’hyphénation, qui permet de rendre les textes en écriture inclusive lisibles par les logiciels de synthèse vocale pour les mal/non voyant·e·s », détaille Youssef.

L’extension fonctionne sur ordinateur. Pour les formats mobile, l’étudiant estime que la création d’une nouvelle touche de clavier serait plus efficace qu’une extension de ce type.

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