EthicAdvisor à la croisée des chemins : levée de fonds ou crowfunding ?

EthicAdvisor à la croisée des chemins : levée de fonds ou crowfunding ?
Financements

L’application EthicAdvisor se propose de guider le consommateur sur l’impact sociétal et environnemental des marques et produits, à la façon de la très populaire Yuka. La jeune pousse, en besoin de croissance, hésite sur le mode de financement : crowfunding, pour garder sa liberté, ou levée de fonds, pour disposer de plus d’argent investi ?

EthicAdvisor est une application qui veut remettre l’éthique au cœur des actions de consommation. La success story de Yuka a popularisé le scan d’un produit pour connaître ses qualités nutritionnelles réelles.

Scannez un produit, et découvrez la démarche sociétal et environnementale de son fabricant

Mais EthicAdvisor applique ce principe à un autre paramètre de consommation, l’éthique : “Sur le plan santé, Yuka apporte déjà une belle réponse, mais je voulais plus de vision sur l’impact social et environnemental des produits pour enrichir l’acte d’achat au-delà du rapport qualité/prix/esthétique” expose Eric Taillard, cofondateur et CEO de la start-up.

Lancée en novembre 2018, EthicAdvisor est loin des 10 millions d’utilisateurs de Yuka. Elle revendique 15 000 visiteurs uniques sur son site, et 4 500 utilisateurs de l’application. Mais sa croissance est régulière (20% par mois).

Autre originalité de la start-up : elle a noué un partenariat avec 90 marques en fonction de leurs engagements sociétaux et environnementaux. “Si vous scannez du Nutella, évidemment, on va vous dire que c’est mauvais. On montre les méchants, mais on a aussi beaucoup de plaisir à mettre en avant les gentils”, précise Eric Taillard.

EthicAdvisor, deux voies de développement possible

Sans pour autant verser dans l’angélisme, et en laissant toujours le choix aux consommateurs entre plusieurs alternatives : “Le commerce équitable par exemple, c’est super. Maintenant, le problème, c’est qu’à un moment donné, il va bien falloir ramener le produit en France, avec, derrière, une empreinte carbone importante », explique Eric Taillard.

Reste que pour muscler son développement, la start-up a besoin de capitaux. Elle arrive à un moment clé de son histoire. EthicAdvisor peut prétendre à une levée de fonds de 600 000 à 700 000 euros, assez facilement. Mais l’entreprise perdrait son indépendance.

L’autre voie est celle du crowfunding, mais qui risque de limiter l’apport à 100 000 euros maximum. Empêchant les projets de grande envergure. Un dilemme que les deux cofondateurs d’EthicAdvisor devront résoudre tout prochainement…

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