Pour une généralisation des moteurs de recherche éthiques

Pour une généralisation des moteurs de recherche éthiques
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Une tribune, publiée le 10 janvier dans Le Monde, par deux députés (dont Cédric Villani) et trois hauts fonctionnaires, invite les administrations, collectivités et établissements d’enseignement à abandonner Google au profit de moteurs de recherche éthiques, comme Qwant, Ecosia ou Lilo. Un appel salutaire.

L’Assemblée National. Le Conseil économique, social et environnemental. Le ministère de la Défense. La région Île-de-France et la mairie de Paris. Le rectorat de la Martinique. France Télévision. Des hôpitaux. Des lycées. Des collèges. Toutes ces institutions publiques françaises ont abandonné Google pour se tourner vers des moteurs de recherche plus éthiques. Une liste qui ne demande qu’à s’allonger.

Une vigoureuse tribune

C’est le message qu’on voulut faire passer deux députés LREM, Cédric Villani et Eric Bothorel, ainsi que Pascal Jan, recteur de l’académie de Martinique, Rudy Chouvel, directeur d’hôpital et Danièle Lamarque, membre de la Cour des comptes européenne, dans une vigoureuse tribune publiée dans Le Monde du 10 janvier 2019.

« En décidant de privilégier l’usage d’un de ces moteurs de recherche alternatifs, ces administrations publiques ont choisi de mieux protéger leurs données et d’offrir un bénéfice environnemental, citoyen ou financier tout en conservant une excellente qualité de service » plaident ainsi les auteurs.

Qwant, Ecosia, Lilo : trois champions de la vie privée et de l’éthique

Trois moteurs de recherche sont mis en avant par les signataires. Qwant, le moteur de recherche français qui monte, garanti sans traçage et totalement respectueux de la vie privée. Ecosia, un moteur de recherche allemand, qui réinvestit 80% de ses bénéfices publicitaires dans la reforestation. Et Lilo, lui aussi français, qui reverse 50% de ses revenus dans des projets environnementaux et sociaux.

La tribune rappelle que des liens techniques existent entre ces moteurs et Google ou Bing, notamment sur le référencement et les algorithmes de recherche. Mais ils ne siphonnent pas vos données et ne visent pas à gagner de l’argent. La logique est bien que les institutions publiques les adoptent. C’est le sens de l’histoire. Et une façon de se libérer, un peu, de l’emprise de nos amis les GAFA sur nos vies.

Au fait, et vous, quel moteur de recherche utilisez-vous ?

 

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