Apple : avec le départ de Jony Ive, une page se tourne

Apple : avec le départ de Jony Ive, une page se tourne
Innovation

Jony Ive était l’inamovible directeur du design d’Apple, depuis les années Steve Jobs. Il est responsables de la plupart des coups de génie visuels de la firme à la pomme, depuis les premiers iMac jusqu’aux Apple Watch, en passant par les iPod, les MacMini, les premiers iPhone… Homme de style, parangon de la sobriété, son départ sonne comme la fin d’une ère pour Apple.

Il restera comme l’un des designers les plus influents du début du XXème siécle. Rentré chez Apple en 1996, Jony Ive était un proche de Steve Jobs. C’est lui qui a dessiné le look inimitable et profondément novateur des produits Apple qui ont marqué les années 2 000.

Le designers des objets-cultes produits par Apple dans les années 2 000

L’iMac G3 et son dos transparents coloré, l’iPod, premier modèle de ces outils portables et minimalistes qui allaient progressivement envahir (avec style) notre quotidien, le génial parallélépipède arrondi du MacMini, l’invention du smartphone avec le premier iPhone, l’ordinateur portable tout en délicatesse grise (MacBook Air), la première Apple Watch, inimitable de singularité et de sobriété…

Oui, Jony Ive a marqué l’histoire des formes. Si Apple est aujourd’hui une marque aussi influente, elle lui doit beaucoup. Nos collègues de la version américaine de ZDNet nous ont offert un vibrant hommage à cet homme qui aimait les beaux objets, originaux et simples.

Apple : un paradoxe dans lequel Jony Ive n’avait plus sa place

« Concevoir un objet qui donne immédiatement envie de le posséder, c’est très amusant », témoignait-il. Mais l’homme n’avait, semble-t-il, plus vraiment le goût d’inventer de nouveaux objets, de nouveaux designs. Depuis la mort de Steve Jobs, il s’était fait de moins en moins présent. Ses désaccords avec Tim Cook étaient nombreux.

Il vient d’annoncer son départ. Le département « design » n’est désormais même plus rattaché à la direction d’Apple, comme c’était le temps sous Jobs, mais placé sous les ordres d’un « directeur des opérations ».

Comme un symbole de l’évolution d’Apple. L’essentiel des bénéfices de la firme à la pomme se fait grâce aux services et aux logiciels. Un vrai paradoxe pour une entreprise qui s’est construite et imposé par le matériel. Un paradoxe dans lequel, de toute évidence, le génie de Jony Ive n’avait plus sa place.

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