Thales finalise le rachat de Gemalto, et devient un champion de la tech

Thales finalise le rachat de Gemalto, et devient un champion de la tech
Financements

Le groupe électronique français Thales, spécialisé dans la sécurité et la défense, vient de boucler le rachat du néerlandais Gemalto, leader mondial de la construction de carte SIM. Le nouveau groupe devient un leader de la tech européenne, et veut concurrencer les géants de la sécurité au niveau mondial.

La bataille avait défrayé la chronique en 2017. Deux groupes français d’envergure internationale, Atos et Thales, se battaient pour acquérir Gemalto, spécialiste néerlandais de la sécurité numérique – et numéro 1 de la construction de carte SIM dans le monde.

Thales met la main sur des technologies cruciales

Après une OPA raté de 4,3 milliards d’euros d’Atos, c’est finalement Thales qui emportait le morceau, pour 4,8 milliards d’euros. Un montant qui gonfle à 5,6 milliards en ajoutant la dette de l’électronicien néerlandais. Cette acquisition est stratégique pour le développement et la recherche du groupe Thales, né de la fusion des activités militaires d’Alcatel, Dassault et Thomson, et spécialisé dans la défense et la sécurité.

Avec Gemalto, Thales met la main sur des expertises techniques cruciales : la carte à puce (passeport numérique, objets connectés), le cloud computing appliqué aux activités militaires, la gestion du trafic des drones, l’intelligence artificielle…

La R&D « au coeur des activités de sécurité numérique de Thales et Gemalto »

Le nouveau groupe est fort d’un chiffre d’affaire de 19 milliards d’euros, d’une capacité d’un milliard de recherche autofinancée, et de 80 000 salariés : « La R&D est et restera au coeur des activités de sécurité numérique de Thales et Gemalto. L’ensemble combiné emploiera plus de 28.000 ingénieurs, 3.000 chercheurs » exposait Thales au moment de l’annonce du rachat.

Cet achat permet aussi à Thales de se positionner plus fortement à l’international : Gemalto est présent en Amérique du Nord et du Sud, en Inde, en Asie du Sud-Est. Le groupe français ne cache pas qu’il ambitionne de jouer dans la même cour que les leaders mondiaux de la sécurité numériques, IBM, Cisco ou Symnantec.

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