Une start-up indienne choisit Paris plutôt que Londres pour s’installer en Europe !

Jun 13, 2018
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Signe des temps qui changent : Zify, une start-up indienne spécialisée dans le covoiturage, a décidé d’installer son quartier général européen à Paris, et non à Londres comme le font habituellement les entreprises indiennes. Comme une marque de l’attractivité retrouvée de la France.

« En Inde, Paris représentait jusqu’à présent la destination touristique par excellence. Mais dès qu’on pensait installation d’entreprise, c’était le Royaume-Uni. Aujourd’hui, les Indiens se projettent aussi à Paris pour le business, c’est nouveau ! » : Anurag Rathor, PDG de Zify, une start-up indienne développant des solutions de covoiturage sur courtes distances, clame ainsi son amour de la capitale française, dans une rencontre avec nos collègues du Parisien.

« Votre jeune président a ouvert une porte, celle de l’innovation »

Zify a en effet choisi Paris pour installer son antenne dans l’Union Européenne, où elle va employer quatre personnes – contre quinze salariés en Inde. Pour le jeune PDG, l’effet Macron joue à plein, en partie à cause de certaines mesures (fonds pour l’innovation de rupture, réforme du Code du Travail), mais surtout par la personnalité du chef de l’Etat : « En matière d’économie, le facteur psychologique est essentiel. Votre jeune président a ouvert une porte, celle de l’innovation, dans laquelle se sont engouffrés beaucoup de startupers » s’enthousiasme Rathor.

Le dirigeant pointe tout de même des défauts à corriger pour notre pays : il évoque les impôts et le coût du travail, mais surtout le faible niveau moyen des Français en anglais : « Cela peut paraître anecdotique, mais ça ne l’est pas : beaucoup de Français parlent très mal anglais. Lorsque j’ai voulu créer mon compte d’entreprise à la banque, j’ai perdu un temps fou parce que je n’arrivais pas à me faire comprendre par mon banquier… ».

« Une effervescence qui me fait penser à la Silicon Valley »

Cet exemple est représentatif d’une attractivité en hausse, quand Londres, jusqu’ici capitale européenne des start-up, souffre du contre-coup du Brexit. L’occasion pour Paris de surfer sur une vague aux allures californiennes : « En France, le contexte est très favorable. Je travaillais avant à San Francisco (Etats-Unis) et je retrouve en ce moment dans l’écosystème des start-up françaises une effervescence qui me fait penser à la Silicon Valley » a ainsi déclaré François Artusse, le jeune responsable marketing de Zify.