Applications « StopCovid » : l’UE réclame l’interopérabilité

Applications « StopCovid » : l’UE réclame l’interopérabilité
Souveraineté numérique

Pour permettre un déconfinement progressif au niveau européen, la Commission Européenne plaide pour une interopérabilité des applications « StopCovid » en cours de développement ou déploiement dans les pays de l’Union.

La plupart des pays de l’Union Européenne travaillent actuellement à la création ou au déploiement d’application de traçage des malades du Covid-19, afin d’accélérer le déconfinement, comme StopCovid en France.

Pour la Commission Européenne, l’interopérabilité est « déterminante »,

Le 13 mai 2020, la Commission Européenne a rappelé que ces applications devaient répondre à un certains nombres de critères pour être en accord avec les lois européennes : respect de la vie privée, transparence dans le mode de fonctionnement, sécurité des données et volontariat uniquement.

Mais la Commission a également réclamé l’interopérabilité de ces applications entre elles. Cette interopérabilité est jugée « déterminante », car elle seule permettra « l’assouplissement des mesures de confinement et la levée des restrictions à la libre circulation dans toute l’Union européenne ». Il est donc indispensable que deux applications de deux pays différents puissent dialoguer entre elles.

StopCovid développé en « liens étroits » avec ses équivalents allemands, britanniques, italiens ou espagnols

Bonne nouvelle : le 26 avril 2020, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) indiquait qu’il développait StopCovid « en liens étroits avec les équipes nationales développant des applications comparables en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne ou encore en Norvège ».

Le paradoxe, c’est que Google et Apple ont crééconjointement un outil ad hoc, international et fonctionnant sous iOS et Android. Mais les Etats membres, tout comme la Commission Européenne, se refusent à adopter cette solution : d’une part par crainte d’une fuite de données, d’autre part parce que les autorités souhaitent disposer d’un protocole centralisé au niveau de chaque Etat, pour garder la main dessus.

Reste une inconnue de taille : quel sera le taux l’adoption de ces applications par les citoyens européens ? Car sans une adhésion à grande échelle, elles seront à peu près inutiles.

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