Ransomware : Lise Charmel perd plusieurs millions d’euros

Ransomware : Lise Charmel perd plusieurs millions d’euros
Financements

Victime d’un ransomware en novembre 2019, le spécialiste lyonnais de la lingerie Lise Charmel a refusé de payer la rançon. Les systèmes informatiques du groupe sont donc restés bloqués de longues semaines, provoquant un manque à gagner de plusieurs millions d’euros. La société vient de se déclarer en redressement judiciaire.

Les ransomware peuvent faire des dégâts considérables dans une entreprise. Raison pour laquelle de nombreux professionnels préfèrent payer la rançon, avec les risques que représente ce choix (encourager les pirates ou ne pas récupérer l’intégrité de ses systèmes informatiques, malgré le paiement).

Une attaque au ransomware paralyse Lise Charmel

Le groupe lyonnais Lise Charmel, spécialiste de la lingerie, a préféré tenir tête aux hackers. Victime d’un ransomware le 8 novembre 2019, la société a refusé de payer. Son système informatique est donc resté bloqué pendant près d’un mois, ralentissant considérablement l’activité du groupe et de ses 1 150 employés au niveau mondial.

Il a fallu un mois supplémentaire pour que Lise Charmel puisse reprendre normalement ses activités, début janvier 2020. Le temps de remettre tous les systèmes en marche et corriger les failles ayant permis l’attaque.

Mais le groupe a perdu gros dans la bataille : le manque à gagner est chiffré par ses dirigeants à plusieurs millions d’euros, même si le montant exact n’a pas encore été précisé. Ses fournisseurs et ses clients se seraient montrés compréhensifs.

Le groupe se met volontairement en redressement judiciaire

Pour autant, le retard accumulé a mis l’entreprise dans une situation financière délicate, notamment en termes de trésorerie. Ses dirigeants ont donc décidé de placer l’entreprise en redressent judiciaire, une mesure « de protection », pour limiter la pression des créanciers, le temps de rattraper le retard.

Une terrible illustration des ravages que peut faire un rançongiciel. Raison de plus pour être attentif à l’extrême – et renforcer au maximum sa cybersécurité.

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