Le studio de podcasts Louie Media lève 450 000 euros auprès de business angels

Le studio de podcasts Louie Media lève 450 000 euros auprès de business angels
Financements

Louie Media, un studio de podcasts qui mêle les créations de qualité pour sa propre plateforme et la fourniture de contenus pour des hébergeurs tiers, vient d’annoncer sa première levée de fonds de 450 000 euros, auprès d’investisseurs privés proches des valeurs des deux dirigeantes.

Grandir, mais sans perdre son indépendance et sa liberté d’action : telle est l’équation que tente de réussir le studio de podcast Louie Media – une start-up fondée et dirigée par deux entrepreneuses, Charlotte Pudlowski et Mélissa Bounoua.

« Des actionnaires avec qui nous partagions les mêmes valeurs, et où la parité serait respectée»

Pour ce faire, la jeune pousse vient de réaliser sa première levée de fonds. Pas de somme ronflante ou de grands fonds internationaux (ou nationaux). Non : un petit demi-million d’euros (450 000), et des investisseurs privés, des business angels, triés sur le volet : «Nous voulions des actionnaires avec qui nous partagions les mêmes valeurs, et où la parité serait respectée», détaille Charlotte Pudlowski.

Parmi ces investisseurs, on retrouve des entrepreneurs, comme les fondateurs de la start-up Good Goût (Mikaël Aubertin et Julia Perroux), des figures féminines de la French Tech, comme la très dynamique Orla Noonan (présidente de Adevinta, administratrice de l’AFP et Iliad), des consultants comme Olivier Fleurot, mais aussi une chanteuse ! Sylvie Hoarau, une des deux chanteuses du groupe Brigitte, a ainsi tenu à soutenir ce studio dont elle est historiquement proche.

Louie Media satisfait d’avoir lever plus de fonds que prévu

Louie Media a même réussi à récolter plus d’argent qu’attendu à l’origine, dans un monde où la place des femmes est encore beaucoup trop fragile – les start-up dirigées par des femmes ont plus de mal à lever des fonds, et leur tour de table sont, en moyenne, deux fois moins élevés que ceux des start-up dirigés par des hommes !

Certes, l’univers des podcasts est un peu à part, la présence féminine y est, historiquement, forte : « plus le marché français du podcast grossit, plus les hommes sont présents dans l’écosystème. C’est frappant, mais c’est un signe que l’argent arrive », pointe Charlotte Pudlowski.

80% de productions externes, 20% de production maison

Reste maintenant à bien investir pour continuer à soutenir la croissance de la start-up, dont le chiffre d’affaire a triplé entre 2018 et 2019, et qui va s’offrir son propre studio d’enregistrement.

Douze nouveaux programmes sont au programme pour le premier semestre 2020. Respectant le business model de Louie Media, neuf d’entre eux seront réalisés pour des tiers, sans mention du studio dans le programme, et diffusés par des médias, des plateformes, des annonceurs ou des institutions.

« Ces productions externes représentent 80% du chiffre d’affaires de la société », souligne Katia Sanerot, la nouvelle directrice générale de la jeune pousse, ancienne éditrice de Madame Figaro : «Nous avions besoin d’une personne dédiée au business, qui connaisse très bien le marché des annonceurs et qui puisse nous accompagner dans la stratégie de la société. Cela nous permet de nous recentrer sur l’éditorial, Charlotte et moi», détaille Mélissa Bounoua.

« Nous remuons des émotions fortes en faisant ressentir le monde contemporain »

Mais Louie Media continuera de s’appliquer sur ses créations originales. Trois nouveaux programmes vont ainsi débarquer sur la plateforme de la jeune pousse, rejoignant des émissions très appréciées comme Le Book Club, Emotions ou Injustices, qui ont fait la réputation du studio.

« La raison d’être de Louie Media, c’est notre ligne éditoriale. Nous remuons des émotions fortes en faisant ressentir le monde contemporain. Les clients viennent à nous pour ce savoir-faire», indique Charlotte Pudlowski. Ce savoir-faire donne un coup d’avance à Louie Media, mais qu’il va falloir faire fructifier : «Il y a une prime pour le contenu pointu et de qualité. Nous allons très vite arriver à une bataille entre les plateformes pour s’arroger les talents dans le podcast», conclue Charlotte Pudlowski.

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