Batterie sans métaux lourds : le bon coup de com’ d’IBM

Batterie sans métaux lourds : le bon coup de com’ d’IBM
Innovation

IBM vient d’annoncer la mise au point d’un prototype de batterie magique au presque : sans métaux lourds, compacte, efficace, se rechargeant vite. De quoi révolutionner, notamment, la mobilité électrique. Mais IBM n’a donné que peu d’éléments techniques sur ladite batterie. Donnant la sensation d’un coup de communication, certes réussi, mais qui pourrait bien être sans lendemain.

L’actualité charrie très régulièrement des procédés révolutionnaires, qui sont censé bouleverser les écosystèmes et changer la façon de concevoir une technologie. Les batteries et les système de stockage sont particulièrement concernés par cette course à l’innovation, car ils sont cruciaux pour des évolutions technologiques majeures en cours (depuis les produits électroniques jusqu’au voitures électriques, en passant par le stockage de l’électricité renouvelable).

IBM promet l’alpha et l’omega de la batterie

Dès lors, quand IBM déclare avoir construit un prototype fonctionnel de batterie quasi parfaite, on est en droit de se gratter la tête. Surtout que la dépêche est reprise par toute la presse, qui s’enthousiasme sur la révolution que cette batterie pourrait offrir à la mobilité électrique !

Le prototype réunit en effet l’alpha et l’omega de la batterie. Il n’utilise pas de métaux lourds (cobalt ou nickel), remplacés par trois mystérieux « matériaux extraits de l’eau de mer ». La batterie affiche une densité d’énergie (la capacité de stockage) de plus de 800 Wh/L, une densité de puissance qui dépasse 10.000 W/L, et une efficacité énergétique au-dessus de 90 %. Le tout en étant ultra-compacte et beaucoup moins chère et plus sûre qu’une batterie Lithium-Ion.

Flou général

L’annonce est très belle. Mais les matériaux utilisés demeurent inconnus. Le produit n’est qu’un prototype, dont la viabilité industrielle n’a pas été validée. Aucun scientifique indépendant n’a étudié la batterie en question. Oui, IBM tient peut-être le procédé technique qui va bouleverser la technologie du futur. Mais rien, pour l’heure, vraiment rien ne le prouve !