Xerox peut-elle vraiment racheter HP ?

Xerox peut-elle vraiment racheter HP ?
Financements

Dans l’univer des imprimantes et copieurs, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe : un an après son rachat avorté par Fuji, Xerox vient de faire part de son intérêt pour l’acquisition d’HP. Une affaire complexe à mettre en œuvre, parce que Xerox est trois fois plus petite qu’HP et que les lois anti-trust américaines risquent d’y trouver à redire.

HP est actuellement dans une situation difficile : ses revenus sont en baisse (-5% entre les troisièmes trimestres 2018 et 2019), et le géant américain vient d’annoncer une réduction d’effectifs mondiaux d’environ 9 000 personnes.

Quand la grenouille Xerox veut racheter le bœuf HP…

Dans ce contexte, une étonnante offre de rachat vient d’arriver sur la table des dirigeants d’HP. Elle émane de Xerox, une entreprise elle aussi américaine et elle aussi spécialisée dans les produits d’impression, mais valorisée à environ 8 milliards de dollars, quand HP (qui produit également, entre autres, des ordinateurs) l’est à hauteur de 27 milliards de dollars.

L’état-major d’HP a confirmé l’existence d’une offre de fusion : « nous avons eu de temps à autre des conversations avec Xerox Holdings Corporation au sujet d’un éventuel regroupement d’entreprises. Nous avons examiné, entre autres, ce qui serait nécessaire pour justifier une opération. Plus récemment, nous avons reçu une proposition claire ».

L’antitrust laissera-t-il faire ?

Dans le détail, Xerox propose une offre en argent et en action, portée par les revenus de la vente de sa participation de 25% dans le joint-venture Fuji-Xerox (estimée à 2,3 milliards de dollars et constituée suite à l’échec de la fusion entre Xerox et le groupe japonais) et par un emprunt bancaire d’importance.

Une telle acquisition-fusion donnerait naissance à un mastodonte des solutions d’impression, ce qui permettrait au nouveau groupe des économies d’échelle de l’ordre de 2 milliards de dollars par an.

Pour autant, l’opération semble extrêmement complexe à mettre en place. Et, quand bien même Xerox dégoterait les fonds nécessaires, il n’est pas certain que les loi anti-trust américaines acceptent une telle fusion.

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