Smash, la start-up de transfert de fichiers, lève 1,5 millions d’euros

Smash,  la start-up de transfert de fichiers, lève 1,5 millions d’euros
Financements

Positionné sur le même créneau que WeTransfer, mais visant essentiellement les professionnels, Smash, une start-up lyonnaise, a développé un outil de transfert de fichiers sans limite de taille. Pour muscler cette stratégie B2B, la jeune pousse vient de lever 1,5 millions d’euros auprès de business angels.

WeTransfer est longtemps resté seul sur le marché du transfert de fichiers en ligne. Mais un concurrent frenchy, plus orienté B2B, a débarqué dans le paysage. Smash est une start-up menée par deux deux frères, Rémi (32 ans) et Romaric (39 ans), et leur père, Olivier Gouedard-Comte, et incubée au H7, à Lyon.

Smash : le transfert de fichiers B2B qui a séduit Disney ou Universal

Son principe est simple : proposer un transfert de fichier en ligne à haut niveau de confidentialité et sans limite de poids, en visant essentiellement la clientèle pro. Le tout sans aucune publicité, mais avec une offre payante, qui a déjà séduit 3 000 clients, dont des entreprises de poids comme Universal Music ou Disney, mais aussi la Mairie de Paris.

« Beaucoup de nos clients sont en fait des collaborateurs ou des agents de grandes organisations, qu’elles soient publiques ou privées. Ils contournent les solutions existantes pour utiliser notre offre gratuite. Plus de 95 % de nos transferts sont liés à une activité professionnelle. Il y a peu de particuliers en réalité » exposent Rémi et Romaric Gouedard-Comte à nos collègues de Clubic.

Priorité aux abonnés pour les transferts lourds (plus de 2 Go)

C’est la grosse différence avec WeTransfer, utilisé massivement par des particuliers, dans une optique média. Smash est en concurrence avec le géant danois sur l’offre gratuite (500 000 utilisateurs, dont 40% en France), mais elle n’est qu’un produit d’appel pour la version payante, qui constitue le cœur du business model de Smash.

Smash s’appuie ainsi sur un niveau de priorité plus élevé pour les transferts supérieurs à 2 Go émanant d’utilisateurs payants : un utilisateur non enregistré verra son transfert légèrement décalé, il ne démarrera pas en temps réel : « L’utilisateur est alors placé dans une file d’attente qu’il peut surveiller, avec le temps indiqué qu’il lui reste à attendre avant que le lien ne soit disponible », précisent Rémi et Romaric Gouedard-Comte.

« Les pros abonnés apprécient énormément la personnalisation »

Autre atout de Smash : la start-up propose à ses clients payants la possibilité de personnaliser totalement leurs envois (design, images, logo, durée de disponibilité du lien, mot de passe…). « Les pros abonnés apprécient énormément la personnalisation. Le fait de pouvoir tout brander aux couleurs de leur entreprise pour valoriser leur activité est très apprécié », se félicitent Rémi et Romaric Gouedard-Comte.

La start-up propose ainsi des abonnements mensuels et annuels, et pour les grandes entreprises, des offres dépendant du nombre de collaborateurs amenés à utiliser Smash.

Les fichiers sont stockés sur des serveurs d’AWS, situés au plus près de utilisateurs. En France, Smash a choisi trois serveurs situés en Île-de-France : « plus on stocke près des utilisateurs, moins on consomme d’énergie. Et on consomme moins d’énergie qu’une boite mail par exemple, à partir de laquelle on ne pense pas nécessairement à supprimer nos pièces-jointes, alors que nos fichiers Smash sont automatiquement supprimés au bout d’un certain temps », détailles les entrepreneurs.

Une levée de fonds pour « accélérer le développement de Smash »

Smash vient de réaliser une levée de fonds de 1,5 millions d’euros auprès de neuf business angel (huit américain, un français) et d’un family office français : « La levée va nous permettre d’accélérer le développement de Smash, d’abord sur un aspect technologie, grâce à des recrutements, pour développer tout un tas de fonctionnalités qui vont répondre aux besoins spécifiques de nos utilisateurs. Elle va servir à développer un écosystème autour de Smash. L’idéal est de pouvoir se fondre dans l’environnement de travail de l’utilisateur », concluent Rémi et Romaric Gouedard-Comte.

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