Lutte contre les contenus illégaux : France et Royaume-Uni main dans la main

Lutte contre les contenus illégaux : France et Royaume-Uni main dans la main
Réglementaire

La rencontre entre Theresa May et Emmanuel Macron a confirmé que la France et le Royaume-Uni partageaient leur volonté de lutter contre l’expansion du terrorisme via Internet, notamment en faisant la chasse aux contenus illégaux de propagande. Leur cible : les plateformes de contenu, et notamment les réseaux sociaux, qui ne font, selon eux, pas tous les efforts pour retirer ces messages ou images au plus vite.

Le 13 juin, Theresa May a rencontré Emmanuel Macron pour évoquer la lutte contre le terrorisme, notamment sur Internet. Une des questions centrales pour les deux chefs d’Etat est celle des contenus illégaux diffusés sur Internet, des armes de propagande appelant au djihad, à la haine, au terrorisme, dont les effets sont non seulement dévastateurs, mais immédiats : « ce sont durant les deux premières heures que près de 50 % des potentiels terroristes, en tout cas des esprits qui peuvent être manipulés, sont touchés par cette propagande. » a ainsi rappelé Emmanuel Macron.

Les réseaux sociaux dans le collimateur

Or, les dirigeants du Royaume-Uni et de la France s’entendent sur le fait que les plateformes de diffusion de contenu, et notamment les réseaux sociaux, ne font pas assez d’effort pour détecter et éliminer cette propagande au plus vite. May et Macron envisageraient de mettre en place une responsabilité des plateformes diffusant ces contenus, pour les contraindre à augmenter leur temps de réaction.

L’épineuse question des messageries cryptées

Autre cheval de bataille, tout aussi problématique, celui des messageries chiffrées. Les deux dirigeants, là encore, s’accordent sur la nécessité de trouver un cadre légal dans lequel la justice puisse avoir accès aux échanges, mais sans remettre en question le  secret de correspondance. Une véritable quadrature du cercle législative, pour laquelle aucune solution satisfaisante n’a encore émergée.

L’Allemagne soutient des positions similaires

En la matière Angela Merkel a elle aussi poussé de nombreux pions, preuve que les autorités sont déterminées à s’opposer aux géants du web s’ils n’en font pas assez pour protéger les sécurités nationales.

La chancelière allemande a ainsi réclamé la mise en place de règles, au niveau d’Internet et du numérique, « comparables à celles encadrant les marchés financiers, dont des organisations telles que l’OMC seraient chargées de veiller à leur application. ». Le sujet sera au programme du G20, en juillet 2017. En espérant que des mesures concrètes émergent.

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