Elaia, fonds spécialisé dans le financement des start-up BtoB, vient de doubler son capital

May 11, 2017
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115 millions d’euros : c’est la somme que vient de lever Elaiai Partners, l’un des plus anciens et des plus renommés fonds d’investissement de capital-risque BtoB. Un moyen d’augmenter sa capacité d’action et d’investissement, tout en proposant un accompagnement personnalisé aux start-up.

Elaia Partners est un fonds d’investissement de type capital risque, spécialisé dans le soutien aux start-up orienté BtoB (Business To Business) à forte composante technologique. Il s’agit d’un des plus anciens et des plus réputés fonds, qui a soutenu, dès le début, la plupart des grands succès de la French Tech, de Scoop.it à Sigfox, en passant par Criteo ou Teads.

Vingt nouveaux partenaires

Ce début mai, Elaia Partners a annoncé une levée de fonds d’ampleur, qui lui permet de doubler son capital, et sa capacité d’intervention sur de nouvelles pépites. Si les investisseurs historiques du fonds de capital-risque, comme la BPI ou le FEI, ont renouvelé leur appui, une vingtaine de nouvelles entreprises ont décidé d’accorder leur confiance à Elaia : on peut citer, entre autre, EDF, les aéroports de Paris, Nexity, la MGEN, BNP Paribas ou la Bred. Au total le fonds de capital risque a levé 115 millions d’euros.

Ce doublement de taille s’accompagne d’une volonté de gérer plus efficacement le soutien aux start-up, notamment pour celles qui s’engagent dans des impasses : « Une start-up qui marche n’a pas d’horizon de fin et nous l’accompagnerons massivement. Mais si nous diagnostiquons avec l’entrepreneur des difficultés de décollage, nous favoriserons un adossement rapide pour trouver une solution alternative » explique Xavier Lazarus, associé du fonds.

Proposer des solutions de repli en cas d’échec d’un business plan

C’est d’autant plus nécessaire que, dans le domaine du BtoB, une start-up démontre en général rapidement si les solutions qu’elles proposent aux professionnels correspondent à un besoin. En règle général, les décollages tardifs comme les revirements brutaux de fortune sont rares, à l’inverse des start-up destinée aux particuliers.

« Même si votre solution est accessible et peu chère, un client professionnel n’achètera pas. Il faut qu’elle fasse ses preuves et lui soit utile. Alors qu’un individu n’hésitera pas à tester, puis partir. Notre expérience historique nous montre ainsi qu’une fois le démarrage amorcé, une start-up du BtoB a peu de probabilité de voir son modèle économique fondamentalement remis en cause » explique Xavier Lazarus.

En revanche, Elaia veut désormais proposer beaucoup plus vite à une start-up qui ne rencontre pas le succès malgré des outils et des solutions de valeur de changer de business plan, et de vendre ces outils à d’autres partenaires, notamment des industriels.