Étude SFAM/CSA : des foyers toujours plus connectés

Étude SFAM/CSA : des foyers toujours plus connectés
À la Une

Les Français sont de plus en plus accros à la technologie. Une étude SFAM/CSA révèle que 80 % d’entre eux possèdent au moins cinq équipements multimédias, avec une préférence marquée pour les smartphones.

Hyperconnectés, les ménages français ? Cela ne fait pas de doute, à en croire la récente étude de l’Institut CSA pour SFAM, qui met en lumière l’engouement de nos compatriotes pour les appareils électroniques. D’après ce sondage réalisé pour le leader européen de l’assurance dédiée aux smartphones, au multimédia et aux objets connectés, les foyers français dépenseraient en moyenne près de 2 500 euros pour acquérir leurs équipements multimédias. Ce montant est plus élevé chez les hommes (2 700 euros) et chez les cadres (3 500 euros).

Quatre Français sur cinq disposeraient ainsi d’au moins cinq appareils (télévision, smartphone, tablette, pc, liseuse, etc.), un taux qui s’élève à neuf sur dix chez les 15-24 ans. Les jeunes forment la grande majorité des addicts au digital, connectés 24 heures sur 24, qui représenteraient 7 % de la population française. Les jeunes constituent aussi une bonne partie de la catégorie des connectés, ceux qui utilisent les outils digitaux au quotidien et qui comptent pour plus de la moitié (55 %) des Français.

A l’inverse, près d’un quart de la population (24 %) aurait un usage modéré du numérique, principalement utilisé pour des raisons pratiques (photos, GPS, etc.). Enfin, une plus petite frange serait considérée comme déconnectée (8 %), composée principalement de retraités ne sachant pas utiliser les dernières technologies, ou en décalage (5 %), en raison d’un rejet volontaire des équipements électroniques.

Le smartphone, objet fétiche des Français

Difficile, toutefois, de résister à l’omniprésence du multimédia, et en particulier du téléphone portable, véritable chouchou des Français. Près d’un sur deux (44 %) passerait en effet plus de deux heures par jour sur son smartphone, pour lequel une personne sur dix dépenserait plus de 500 euros, d’après une autre étude de l’IPSOS pour SFAM. Pour plus d’un ménage sur trois (34 %), le téléphone portable est d’ailleurs l’investissement le plus important de tous.

Avec l’arrivée prochaine de la 5G et d’une nouvelle génération de smartphones (plus performants, mieux équipés ou pliables), cette tendance ne devrait pas s’inverser, tout comme le reconditionnement de téléphones, qui séduit un Français sur deux sur le papier. « Nous sommes en train de changer d’attitude dans les habitudes de consommation, on passe petit à petit du mobile first au mobile only », explique Julien Rosanvallon, directeur exécutif télévision et internet chez Médiamétrie.

Pour un nombre croissant de Français, le smartphone sert désormais d’interface privilégiée pour aller sur Internet et utiliser les applications du quotidien. Alors face aux risques de perte, de casse ou de vol, que 46 % d’entre nous avons déjà rencontrés, les téléphones portables sont, sans surprise, les objets multimédias les plus assurés (par 25 % des Français), à égalité avec les télévisions et juste devant les ordinateurs portables (24 %). Pour beaucoup, être privé de son téléphone reviendrait en effet à perdre une partie de sa mémoire, voire même de sa vie. Mais paradoxalement, les Français semblent conscients des dangers d’une telle dépendance à leur portable.

Interférences avec le milieu scolaire

Selon une enquête de YouGov, 82 % d’entre eux seraient d’accord pour interdire les smartphones à l’école, bien que plus de quatre collégiens ou lycéens (12-17 ans) sur cinq (83 %) en soient équipés. Plus l’âge des sondés diminue et moins ils sont favorables à cette interdiction. Tandis que les plus de 55 ans le sont à 92 %, ils ne sont plus que 75 % chez les 25-34 ans et seulement 52 % parmi les 18-24 ans. La question ne devrait pourtant pas se poser depuis l’adoption en juillet 2018 d’une loi bannissant le téléphone portable au collège.

Ce texte initié par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, vise en effet à mettre fin aux nuisances des smartphones sur la qualité d’écoute et de concentration des élèves et aux perturbations qu’ils provoquent dans les établissements scolaires (incivilités, convoitises, rackets, vols, etc.). L’interdiction du portable remonte en fait à 2010, mais elle ne s’appliquait alors qu’aux salles de classe de la maternelle au collège.

En dépit d’une législation durcie, chaque établissement est libre de « déterminer des modalités pratiques pour assurer le respect de la loi », explique le site du ministère. Le contrôle et la confiscation des appareils ne sont en effet pas chose aisée pour des raisons humaines (manque de personnel) et/ou matérielles (absence de casiers, possibilité de posséder plusieurs portables, etc.). Reste le doux espoir de sensibiliser les élèves ou celui de responsabiliser les parents !

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.