Etats-Unis : l’inventeur d’Internet défend la neutralité du web

Jun 27, 2017
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Dans la guerre d’opinion qui fait rage pour et contre la neutralité du web aux Etats-Unis, une voix d’importance vient de se lever : sir Tim Berners-Lee, le créateur du WorldWideWeb, a publié une tribune pour appeler à la défense de ce principe fondamental.

Aux Etats-Unis, dans cette période de concertation avant le vote décisif sur une éventuelle suppression de la neutralité du web, qui ouvrirait la voie à un Internet à plusieurs vitesses, les deux camps se rendent coup pour coup.

Twitter ou Netflix rejoignent la manifestation du 12 juillet

Les défenseurs de la neutralité du web vont organiser une journée d’action en ligne, le 12 juillet : et si les mastodontes Google, Facebook ou Microsoft n’ont toujours pas annoncé leur soutien, Twitter, Netflix ou PornHub ont rejoint Amazon aux cotés des sites à très large audience qui manifesteront ce jour-là. Le but est d’obtenir le soutien d’un maximum d’internautes, pour qu’ils inondent la FCC de messages défendant un Internet ouvert.

L’innovation, la liberté d’expression et la démocratie sont en jeu

Dans cette bataille de lobbying, une tribune, publié dans le très lu et très respecté Wall Street Journal, va peut-être rallier de nouveaux entrepreneurs ou financiers à cette cause. Sir Tim Berners-Lee, le britannique à l’origine de la création d’Internet, s’y pose en fervent défenseur de sa neutralité : « la neutralité des réseaux est essentielle pour assurer une concurrence équitable et ouverte dans les contenus et stimuler la croissance de l’Amérique à l’ère numérique », écrit Berners-Lee.

« Le futur de l’innovation, de la liberté d’expression et de la démocratie outre-Atlantique dépendent de règles sur la neutralité du net qui soient fortes et appliquées », précise-t-il sans aucune ambiguïté.

Ne pas donner le pouvoirs aux « telcos » !

Berners-Lee n’hésite pas à charger les fournisseurs d’accès à internet, en première ligne des opposants à la neutralité du réseau : « Est-ce que nous voulons d’un web où les opérateurs déterminent les gagnants et les perdants sur le net ? Où ils décident quelles sont les opinions que nous lisons, quelles idées créatives réussissent ? Ce n’est pas le web que je veux. Et à en juger par le soutien en faveur du maintien de la neutralité du net dans les sondages d’opinion, ce n’est pas non plus le web que vous voulez », conclue-t-il avec force.